Portrait d'entrepreneur : Matthieu Batteur, co-fondateur des Petites choses et des Petits culottés

Bonjour à vous, férus d'entrepreneuriat et d'écologie ! 

Aujourd'hui, partons à la rencontre de Matthieu Batteur, co-fondateur des Petites choses et des Petits culottés :

  • Les Petites choses sont des protections périodiques avec du coton 100% bio et sans perturbateurs endocriniens, afin de ne pas perturber le cycle hormonal de la femme.
  • Les Petits culottés sont des couches naturelles, écologiques, également sans perturbateurs endocriniens, créées en 2018 et vendues en circuit court.

 

Comment sont nés ces « Petits culottés » ? 

Ces couches sont le fruit de la rencontre entre les deux fondateurs du projet, Matthieu Batteur et Johan Bonnet (amis d’enfance). Avant de créer cette start-up, Matthieu avait travaillé dix ans dans un laboratoire et a lancé les premières lingettes à l'eau en pharmacie. De son côté, Johan avait lancé les premiers cotons bio en pharmacie. Tous deux étaient donc déjà bien engagés dans le monde des produits hygiéniques sains.

Ensemble, ils décident de quitter leurs boîtes respectives pour voler de leurs propres ailes. Se rendant compte que les couches saines déjà présentes sur le marché étaient très chères, ils décident de vendre des couches écologiques à prix plus abordable, tout en assurant la qualité des produits. Ainsi naissent les Petits culottés !

Le nom de l'entreprise est issu d'un jeu de mot entre les couches (culottes pour bébé), et l'esprit des fondateurs : de vrais culottés ! Ou même "timbrés" si l'on en croit Matthieu. 

Circuit court et bio

Les fondateurs ont opté pour un système de livraison direct aux familles en circuit court, en provenance des Vosges. Ils s'opposent à la vente en grande surface pour deux raisons : minimiser leur empreinte carbone et réduire les prix pour les familles. De plus, ils ne veulent pas avoir d'intermédiaire entre eux et leurs clients, trouvant que la grande distribution limite la quantité de produits accessibles aux consommateurs.

Matthieu et Johan ont tous deux des consciences écologiques très prononcées. Ils sont des convaincus du bio, mais pas "du bio du Brésil". Ils recommandent de faire attention aux termes et énoncés, car bio ne veut pas forcément dire sain ou sans perturbateurs endocriniens !

Avec les Petits culottés, l'objectif est de protéger la santé des enfants tout en préservant l'environnement. Ils s'ancrent donc dans cette démarche locale, voulant tirer profit du savoir-faire français. Et pour chaque arbre coupé, un arbre est replanté !

De l'importance d'un associé

Les Petits culottés ont été lauréat du Réseau Entreprendre Paris en 2019. Réseau Entreprendre œuvre à faire accompagner des entrepreneurs par d'autres entrepreneurs bénévoles, en leur proposant des formations, des financements etc. 

Matthieu recommande à 100% de se lancer dans l'entrepreneuriat avec un associé. Il trouve que cela apporte bien plus d'avoir 4 yeux et 4 oreilles, de plus cela a l'avantage de diviser le travail par 2. L'idéal est que chacun travaille sur des missions différentes, afin d'être complémentaires. Ainsi, Matthieu s'occupe en particulier des produits pour bébé, tandis que Johan se concentre sur le sourcing qualité.

Selon Matthieu, il est essentiel avant de s'associer de vérifier que l'on a la même vision de la boîte, que l'on se projette sur la même durée etc. Les associés doivent être en égalité parfaite et détenir le même nombre de parts permettant ainsi d’avoir le même pouvoir de décision.

Quand et comment se lancer ?

Pour une majorité de dirigeant de start up, le meilleur moment pour se lancer dans l'entrepreneuriat est après les études. Matthieu à l’inverse considère qu'il est utile d'avoir eu de l'expérience en entreprise avant de se lancer dans l'entrepreneuriat. (Si vous lisez tous nos articles de blog, vous verrez que cet avis diffère d'un entrepreneur à un autre !)

Lui-même a commencé à s'intéresser à l'entrepreneuriat à 29 ans. Tous les matins il se levait et disait qu'il avait envie de se lancer... jusqu'à ce qu'il le fasse. Mais comment se lancer ? Matthieu donne une astuce : d'abord essayer de trouver 1 client. Si 10 personnes achètent notre produit ou notre service : ça y est on se lance.

Matthieu a eu l'idée des couches un 24 décembre (belle idée de cadeau de Noël), et Johan a trouvé les coordonnées du fabricant. Un an après ils produisaient leurs premières couches ! Au début, c'est notamment grâce aux influenceurs que leur marque a gagné en notoriété. Puis, une semaine après le lancement, c'est une étude dévoilant que les couches ordinaires contiennent des substances néfastes pour la santé qui a propulsé Les Petits culottés sur le devant de la scène. Comme quoi, la chance et le timing ont aussi un rôle à jouer dans la réussite d'un produit. 

Le fondateur estime qu'il est tout à fait possible de créer sa start-up sans avoir d'argent à la base. A partir du moment où une personne dégage une forte puissance fédératrice, des investisseurs se porteront volontaires. Si le projet est intéressant, vous trouverez toujours de l'argent.

Comme de nombreux entrepreneurs, Matthieu ne se verrait pas redevenir salarié. Il rencontre des gens passionnants, a le sentiment de donner un sens à sa vie... sa liberté lui manquerait trop. Il apprécie également le fait de ne pas avoir de journée-type au travail. 

Quelques conseils pour se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat : 

- Si vous avez une idée de projet, parlez-en au maximum autour de vous afin de recevoir des objections, d'être challengé, d'améliorer votre idée : "L'idée ne fait pas une boîte". Si 30 personnes vous disent qu'il faut aller au bout de votre projet, alors foncez, puis le bouche à oreilles fera ses merveilles. 

- Ce qui compte est avec qui vous travaillez. Pourquoi est-ce que des fabricants travailleraient avec une petite start-up comme vous ? Quelle est votre valeur ajoutée ? Il faut aussi qu'une ligne directrice gouverne la boîte : son ADN, son identité, tout doit être bien réfléchi pour apporter de la cohérence.

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