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Interview mode de vie durable : L’Engraineuse

Nouvelle série d'articles sur le blog ! Découvrez en interview comment opter pour un mode de vie plus durable et éco-responsable grâce aux témoignages de celles et ceux qui s'y essaient. Aujourd'hui, la parole est à @l_engraineuse.

Quand est-ce que vous avez décidé d'opter pour un mode de vie plus durable, plus éco-responsable ?

Je ne me suis pas réveillée un jour avec l'envie de devenir écolo.

L'écologie m'a happée, a donné du sens à ma vie, et surtout, elle m'a épanouie d'une façon tout à fait inédite, me donnant des ailes pour m'y investir chaque jour un peu plus. J'avais déjà depuis longtemps le soucis de bien manger, donc de cuisiner des produits frais et j'avais appris à recycler le papier en classe de 6e, à ce moment-là c'était encore peu courant !

Mais c'est vraiment la découverte de la permaculture il y a 5 ans qui m'a fait basculer définitivement dans une autre vie. J'avais juste envie de savoir faire pousser des légumes dans mon jardin, et j'ai découvert toute une philosophie de vie ! La permaculture c'est la philosophie du prendre soin, soin du vivant, soin des humains, soin de soi. On peut l'appliquer dans tous les domaines de la vie, personnelle et professionnelle. Les démarches se sont enchaînées les unes après les autres, tout me semblait tout à coup cohérent, naturel !

Chaque pratique nouvelle appelle un nouveau questionnement, un nouveau positionnement, l’alignement arrive progressivement. C'est ce que j'aime beaucoup d'ailleurs, il y a un cheminement permanent entre pratiques concrètes et réflexions qui se nourrissent les unes des autres. Prendre soin de mon sol dans mon potager en permaculture m'a amenée à l'amour du vivant sous toutes ses formes, à l'envie de faire ma part pour préserver l'environnement, à avoir la pleine consciente de l'impact de mes gestes au quotidien. Déchets, consommation, énergie, alimentation, j'ai tout remis à plat !

Heureusement, je suis soutenue dans ma démarche par ma famille. On est 4 à la maison, mes ados et mon mari suivent volontiers ce que je mets en place, et sont parfois moteurs pour de nouvelles pratiques écologiques, on chemine ensemble. Quand je regarde mon quotidien aujourd'hui, c'est évident que ce n'est pas celui de tout le monde, mais tout s'est mis en place pas à pas, très naturellement !

Comment est-ce que cela se traduit au quotidien ?

On s'imagine souvent que le quotidien écolo est difficile, chronophage, que c’est un retour vers le passé. Je trouve au contraire que mon quotidien écolo s’inscrit parfaitement dans ma vie de femme active, il est simplifié car il s'affranchit de contraintes de consommation, il se détache de l'attention au matériel et se concentre sur les moments, sur les relations, sur les sentiments. Voici pour l’état d’esprit !

Pour décrire concrètement une journée, elle démarre dès le matin puisqu'il n'y a plus ni shampoing, ni savon sous ma douche. J'utilise ensuite un dentifrice et un déodorant faits maison. Je m'habille de vêtements de seconde main que je choisis dans ma garde-robe minimaliste, 50 pièces en tout. Mes repas sont végétariens, je les cuisine moi-même (ou en famille !) avec des produits frais, locaux et bio que j'achète en circuit court ou que je cultive - joie intense de faire mes récoltes dans mon permapotager ! -. Je pars travailler en tramway et je travaille sur mon ordinateur reconditionné !

Il n'y a quasiment plus de déchets à la maison : je fais mes courses en vrac pour supprimer les emballages et j'ai installé un lombricomposteur dans ma cuisine dans lequel nous déposons les restes alimentaires. Je fabrique mes produits ménagers : lessive, spray nettoyant, tablettes de lave-vaisselle à base de vinaigre, bicarbonate de sodium, savon de Marseille. A la maison, les consommables sont lavables et réutilisables, beewraps, cotons lavables, tawashi ont remplacé les objets à usage unique ! La décoration minimaliste de la maison est faite d'objets chinés, transformés et même détournés de leur usage initial : il n'y a rien de neuf !

Quel est le point le plus compliqué auquel vous faites face en la matière ?

Ce qui est compliqué pour moi c'est de me sentir parfois bien seule dans ma démarche alors que je constate que c'est si simple de basculer vers un mode de vie écolo, si simple de changer quelques habitudes pour d'autres bien plus épanouissantes et surtout tellement en phase pour répondre aux problématiques climatiques, sociétales et environnementales que nous vivons.

J'aimerais convaincre tellement mieux car personnellement, je me sens tellement heureuse depuis que je suis alignée sur mes convictions écologiques que je souhaite la même plénitude à toutes et à tous ! C'est d'ailleurs la raison d'être de mon blog L'Engraineuse et de mes comptes sur les réseaux sociaux : je sème mes graines d’écologie !

Quel conseil auriez-vous à donner pour se lancer ?

Pour se lancer, lancez-vous justement ! Inventez la vie écolo qui vous correspond, il y a tellement de façons de faire. Votre démarche ne sera pas parfaite du premier coup, elle ne l'est pour personne ! Mais l'idée est de commencer à voir la vie d'une autre façon, de ressentir notre responsabilité et notre pouvoir de consommacteur pour changer les choses.

Mais quand même, ce qui peut être super motivant d'un point de vue économique et écologique pour commencer, c'est de faire sa lessive soi-même! Pour 1 litre d'eau, on dissout 40 g de savon de Marseille râpé (le vert !) et quand le mélange a refroidi, on ajoute 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude. Fini les bidons de lessives en plastique dans la buanderie, et bienvenue le litre de lessive pour quelques centimes ! J'adore !

Et comme la lessive se conserve bien, on peut en préparer une grande quantité et avoir l'esprit tranquille pendant de nombreuses semaines : en ce qui me concerne j'en prépare 8 litres à chaque fois !

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